Catastrophe naturelle du 12 juin 2026 en Dordogne : 19 communes reconnues après les inondations de février et la sécheresse 2025
Un nouvel arrêté qui concerne directement les propriétaires périgourdins
L’arrêté du 12 juin 2026 portant reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle a été publié au Journal officiel le 13 juin 2026 (référence NOR INTE2615534A). Il est consultable sur Légifrance et sur les sites d’informations du collectif Koudepouce / Fissuration (réseaux d’entreprises spécialisé dans l’après sinistre).
À l’échelle nationale, 182 communes de 42 départements sont reconnues. En Dordogne, ce texte couvre 2 phénomènes bien distincts : les inondations et coulées de boue de février 2026 (vallées de la Dordogne et de l’Isle) et la sécheresse géotechnique survenue tout au long de l’année 2025.
Le département est particulièrement exposé à ces deux risques. Les sols argileux du Bergeracois et du Sarladais sont sensibles au phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA) : une grande partie du territoire est classée en aléa moyen à fort selon la cartographie nationale de Géorisque.
Par ailleurs, les crues de la Dordogne et de l’Isle restent un risque connu et documenté dans les plans de prévention (PPRI) du département. Pour les habitants concernés, l’enjeu est concret : la reconnaissance ouvre la porte à une indemnisation par l’assurance habitation.

Les communes reconnues et celles qui n’ont pas eu cette chance en Dordogne
Inondations et coulées de boue - épisode du 9 au 24 février 2026
8 communes sont reconnues : Campsegret, Clermont-de-Beauregard, Faux-en-Périgord, Lembras, Saint-Georges-de-Montclard, Saint-Germain-de-Belvès, Saint-Mayme-de-Péreyrol et Sainte-Croix.
Entre le 9 et le 24 février 2026, des pluies intenses et un ruissellement important ont provoqué des débordements et des coulées de boue. Le sol, saturé d’eau, n’a plus pu absorber les précipitations.
Sécheresse et réhydratation des sols pour l’année 2025
11 communes sont reconnues : Bergerac, Castels et Bézenac, Cours-de-Pile, Creysse, Eyraud-Crempse-Maurens, Lamothe-Montravel, Mouleydier, Pontours, Sarlat-la-Canéda, Simeyrols et Thénac.
Ce phénomène, appelé mouvements de terrain différentiels, touche les terrains argileux sensible aux variations hydriques. En période sèche, l’argile se rétracte ; quand l’humidité revient, elle gonfle. Ce mouvement de « va-et-vient » sous les fondations fissure les murs des maisons.
Et les communes non reconnues ?
Plusieurs communes ont vu leur demande rejetée, notamment Mussidan, Chancelade, Sanilhac, Villamblard, Boulazac Isle Manoire ou encore Excideuil (mouvement de terrain hors sécheresse). Un rejet n’est pas définitif : un réexamen reste possible avec des éléments complémentaires, et d’autres voies existent (expertise privée, recours de droit commun). À noter, Faux-en-Périgord et Saint-Mayme-de-Péreyrol sont reconnues pour l’inondation mais rejetées pour la sécheresse : la nature du sinistre compte.
Quelles conséquences concrètes pour votre maison ?
Si vous avez subi l’inondation (février 2026)
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Humidité persistante dans les murs et les sols ;
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Infiltrations par les fondations ou le vide sanitaire ;
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Moisissures et dégradation des revêtements, parfois plusieurs semaines après la décrue ;
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Atteinte aux réseaux électriques et aux isolants.
Si vous êtes touché par la sécheresse (2025)
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Fissures structurelles en escalier sur les murs porteurs, souvent au-dessus des ouvertures ;
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Affaissements de sol et désolidarisation des dallages, terrasses ou perrons ;
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Portes et fenêtres qui coincent, signe d’un mouvement des fondations.
Ces désordres peuvent s’aggraver dans le temps. Une fissure fine aujourd’hui peut devenir traversante demain : ne tardez pas à la documenter.
Nous vous recommandons de vous faire assister par un expert bâtiment. A la fois pour les aspects techniques et aussi pour vos démarches auprès de l’assurance.
Compétences techniques, expériences en après sinistre, connaissance du bâti de Dordogne, etc. Franck Noury fait partie des meilleurs experts du département 24.
Pour tout conseil, c’est lui que nous vous conseillons de contacter.
Il fait partie du collectif Koudepouce / Fissuration depuis 2023.

Indemnisation : maîtriser le calendrier avant qu’il ne joue contre vous
C’est souvent le point qui change tout. Depuis la publication de l’arrêté au Journal officiel, le compte à rebours est lancé.
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Délai de déclaration : 30 jours après la publication au JO pour déclarer votre sinistre à votre assureur (article L.125-2 du Code des assurances). Une déclaration tardive reste possible si vous justifiez le retard, mais elle vous met en position de faiblesse : ne misez pas dessus.
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Constituez un dossier solide dès maintenant : photos datées, devis de réparation, factures, témoignages, anciens constats. Sur la sécheresse, des photos de fissures prises à plusieurs mois d’intervalle pèsent lourd pour prouver l’évolution. C’est encore mieux si vous avez fait un suivi des fissures via des témoins adaptés (fissuromètres ou jauges de fissures)
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Ne minimisez jamais un désordre dans votre déclaration : ce que vous omettez aujourd’hui sera difficile à faire reconnaître plus tard.
L’angle souvent oublié : l’expert mandaté par l’assurance instruit généralement un grand nombre de dossiers en plus du vôtre. Le temps qu’il consacrera à votre dossier n’est pas infini. Un expert d’assurés indépendant rééquilibre le rapport de force. Il permet d’obtenir un second avis. Les observations techniques encadrent le diagnostic et balise les orientations réparatoires. L’expert d’assurance et d’assurés contribuent à chiffrer justement les dommages. Ces échanges évitent d’avoir une offre sous-évaluée. Un expert d’assuré vous accompagnera si besoin jusqu’à une indemnisation juste. L’expertise prend également sens sur des biens se trouvant dans les communes non reconnues : une expertise technique peut nourrir un recours administratif et permettre de sécuriser l’ouvrage en attendant une décision.
Questions fréquentes
Ma commune n’est pas dans la liste : ai-je encore un recours ?
Oui. Un rejet peut être réexaminé avec de nouveaux éléments. Vous pouvez aussi faire réaliser une expertise privée pour caractériser le sinistre et, selon les cas, engager un recours en droit commun. À Mussidan, Chancelade ou Villamblard par exemple, le rejet ne ferme pas toutes les portes.
Mes fissures datent de 2025 mais je viens de les remarquer : est-ce trop tard ?
Non, à condition d’agir vite. La période reconnue couvre toute l’année 2025. Déclarez votre sinistre à l’assureur idéalement dans les 30 jours suivant la publication de l’arrêté et appuyez-vous sur des preuves (photos, témoignages) montrant l’apparition des désordres pendant cette période. Une déclaration tardive est possible.
Inondation et sécheresse à la fois : que déclarer ?
Chaque phénomène fait l’objet d’une reconnaissance distincte. Si votre commune est reconnue pour les deux (ce n’est pas toujours le cas), vous pouvez déclarer les deux types de dommages, mais séparément et avec des preuves propres à chacun.